Psychologie positive: comment devenir plus heureux? (introduction 2/2)

November 26, 2018

 

Résumé de l'article précédent: la psychologie positive a connu un énorme succès médiatique. Comme la méditation et le nidra yoga, elle ambitionne de nous apprendre à mieux maîtriser nos pensées et nos émotions.

Freud pensait que la psychologie avait pour but de nous ramener à « un malheur banal ». La psychologie positive vise l'amélioration de notre niveau de bien-être, grâce à des exercices simples et accessibles issus de la recherche scientifique.

 

Temps de lecture: 4 minutes.

 

Tout le monde peut-il être heureux?

 

La France est le plus gros consommateur mondial de psychotropes: plus qu’un quart des français ont pris des anxiolytiques, des anti-dépresseurs, ou encore des calmants durant l’année 2000, selon la dernière étude de l’Assurance maladie. Est-ce à dire que certains d’entre nous sont programmés pour le mal-être? Le malheur, le pessimisme, le bonheur, ou l’optimisme sont-ils génétiques?

Des études nombreuses portant sur les vrais et les faux jumeaux ont montré que chacun de nous naît avec un « capital initial » hérité de nos parents. Ce capital génétique représente environ 50% de notre tempérament, et donc de notre détermination au bonheur. Vous l’avez déjà remarqué, certaines personnes paraissent « naturellement » plus aptes au bonheur, toujours souriantes, qui voient  le bon côté des choses…

50% de facteurs génétiques, c’est beaucoup, mais voyons le verre à moitié plein : il reste encore 50%!

Les circonstances extérieures de la vie ne représenteraient que 10% de notre aptitude au bonheur: que vous soyez riche ou pauvre, beau ou laid, en bonne ou en mauvaise santé, n’a qu’une importance relative. Vous pouvez toujours rêver que vous allez changer de gênes, ou gagner le pactole au loto… Mais il y a une manière bien plus efficace d’augmenter votre niveau de bonheur: ce sont les 40% restants, qui correspondent à notre investissement personnel, à notre comportement. Nous pouvons agir dessus tous les jours! C’est ici que les outils proposés par la psychologie positive prennent tout leur intérêt.

 

Les outils de la psychologie positive: la pratique avant tout.

 

La psychologie positive est une discipline universitaire, mais elle insiste surtout sur la mise en pratique d’outils simples et accessibles à tous.

Un de ses outils les plus populaires est certainement l’exercice des « trois bonnes choses ». En 2002, Martin Seligman, un des fondateurs de la psychologie positive, proposa un exercice à un groupe de patients atteints de dépression: tous les soirs pendant quinze jours, ils devaient noter « trois bonnes choses » qui leurs étaient arrivées dans la journée (par exemple, « j’ai rencontré tel ami cet après-midi », « j’ai vu tel film », « j'ai pris le soleil sur la terrasse »…), puis ajouter pourquoi elles leurs étaient arrivées (« parce que je suis allé me promener au parc », « parce que j'ai acheté une nouvelle carte de cinéma »...).

Au bout de quinze jours, les patients étaient passés de la catégorie « sévèrement déprimés » à la catégorie « moyennement déprimés », et 94% d’entre eux disaient éprouver un soulagement.

Miracle? Notre cerveau a une tendance naturelle à se concentrer sur les aspects négatifs et à dramatiser. Cet exercice très simple permet de l'habituer à se focaliser sur ce qui est positif. 

 

Nous nous méprenons sur ce qui peut nous rendre heureux.

 

La société dans laquelle nous vivons influence nos idées sur ce qu’est le bonheur, et sur les moyens pour l’atteindre. Alors, qu’est-ce qui vous rendrait heureux? Il y a de fortes probabilités que vous me répondiez : un bon job, de l’argent, trouver l’homme ou la femme de ma vie, ainsi que toute une liste de choses que vous aimeriez posséder, et pourquoi pas un peu de chirurgie esthétique…

Vous serez peut-être surpris d’apprendre dans l’article suivant, qu’avoir un bon job, de bons revenus, être marié, ou s’acheter le dernier Iphone, ne vous apportera qu’un bonheur éphémère et relatif… De nombreuses études vous le démontreront. Mais pourquoi?

 

Pourquoi nous méprenons-nous sur ce qui peut nous rendre heureux?

 

Nous croyons savoir ce qui peut nous rendre heureux, et à quel point cela pourrait nous rendre heureux dans le futur… Mais notre cerveau nous induit en erreur.

Vous ne serez convaincu(e) qu’avec des preuves? Observez ces deux tables : laquelle est la plus grande?

 

 

 

Et maintenant, prenez une règle ou un bout de papier pour les mesurer et les comparer.

Le résultat est surprenant… Plus surprenant encore, maintenant que vous avez pu vérifier par vous-même que ces deux tables avaient la même taille, de vous rendre compte que votre cerveau continue de se méprendre. Il en va de même avec ce qui pourrait nous rendre heureux : nous ne parions pas sur les bons chevaux, nous nous laissons berner par nos illusions.

 

Prochain article : toutes ces choses qui devraient nous rendre heureux…

 

Cendrine Escallier

 

Prochain stage méditation, nidra yoga et psychologie positive

 2-4 février 2019:

https://www.academiedemeditation.com/

 

 

 

 

 

 

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